Clarence Jameson, publié le 03 octobre 2015 à 09h00 Temps de lecture :
Si tu t’intéresses à la gastronomie belge, tu as sûrement déjà croisé le nom de Sang-Hoon Degeimbre. Chef reconnu, il s’est imposé avec une cuisine très précise, construite autour du produit, de la saison et d’un équilibre des saveurs qui ne cherche jamais l’effet gratuit. C’est ce qui fait la force de Air du Temps : une signature nette, technique, mais toujours lisible.
Ce qui rend son approche intéressante, c’est justement sa cohérence. Dans la pratique, la technique sert le goût, pas l’inverse. Avec SAN Bruxelles, il transpose cet univers dans un format plus accessible, sans renoncer à l’exigence. Si tu veux comprendre comment un grand chef adapte sa cuisine à un concept plus simple, plus direct et plus urbain, tu es au bon endroit.
L’essentiel a retenir : SAN Bruxelles propose l’univers de Sang-Hoon Degeimbre dans une cuisine servie en bols, centrée sur le produit, la saison et la lisibilité des saveurs.
- Le concept repose sur des plats servis en bols.
- Le menu compte 7 bols salés, dont 1 végétarien, et 2 desserts.
- La cuisine met en avant des produits de saison et des saveurs nettes.
- Les recettes sont annoncées sans gluten et sans lactose.
- La cuisine est assurée par Toshiro Fujii au quotidien.
- La carte des vins est courte, mais très soignée.
SAN Bruxelles : le concept, en clair
Le principe de SAN Bruxelles est simple à comprendre : tout est servi dans des bols. Mais derrière cette apparente simplicité, il y a une vraie intention culinaire. Dans les faits, le bol change la manière de construire un repas : il rend les préparations plus directes, plus lisibles et souvent plus confortables à déguster.
Ce choix ne sort pas de nulle part. Il vient d’un voyage en Corée, où le bol occupe une place centrale dans l’alimentation quotidienne. Sang-Hoon Degeimbre a d’abord expérimenté cette idée dans les lunchs de Air du Temps, avant de la développer à Bruxelles, rue de Flandre. Concrètement, la carte s’articule autour de 7 bols salés, dont 1 option végétarienne, et de 2 bols sucrés pour terminer le repas.
Pourquoi ce format fonctionne si bien
Le bol oblige à aller à l’essentiel. Il n’y a pas de décor inutile, pas de superposition artificielle, pas de démonstration gratuite. Ce que cela change pour toi, c’est l’expérience à table : tu lis mieux les saveurs, tu comprends plus vite le plat, et tu ressens davantage l’équilibre global de l’assiette.
Dans la majorité des cas, ce format plaît aux clients qui aiment les cuisines précises, nettes et cohérentes. À l’inverse, si tu recherches des assiettes très spectaculaires ou très généreuses visuellement, tu peux trouver l’approche plus minimaliste. Mais ce minimalisme est trompeur : il demande souvent plus de maîtrise qu’un dressage chargé.
Ce que tu peux attendre dans l’assiette
Plusieurs bols illustrent bien la philosophie du lieu. Le Liernu associe des légumes du jardin à un jus lacté, le Ardennes repose sur un risotto lacto aux cèpes, et le Roussillon marie fruits à noyaux et mousse au lait d’amande. On est ici dans une cuisine de composition, où chaque élément a une fonction précise.
En pratique, cela donne des plats qui paraissent sobres, mais qui sont très construits. Si tu aimes les restaurants où chaque bouchée raconte quelque chose, tu devrais t’y retrouver. Si tu hésites encore, retiens surtout ceci : on vient à SAN Bruxelles pour la justesse, pas pour l’abondance.
« Le bol est de toutes les cultures. Plus ou moins creux, pour tous les âges, il se remplit de céréales le matin ou de soupe le soir. »
Cette phrase résume bien l’esprit du projet. Le bol n’est pas un gadget de présentation, c’est un contenant universel qui remet le contenu au centre. Dans la pratique, cela favorise une cuisine plus fluide à manger, plus lisible et souvent plus rassurante pour le convive.
Une cuisine précise, saisonnière et très lisible
Le point fort de SAN Bruxelles, c’est la cohérence entre l’idée et l’assiette. Les produits sont choisis pour leur qualité, leur saisonnalité et leur capacité à dialoguer entre eux. On constate souvent que ce type de cuisine laisse moins de place au hasard : chaque cuisson, chaque sauce, chaque texture compte.
Ce que cela implique pour toi, c’est une expérience plus subtile qu’un repas “spectaculaire”. Ici, la gourmandise vient de l’équilibre, pas de la surcharge. Si tu apprécies les restaurants où le goût prime sur l’effet visuel, tu seras probablement séduit.
Une vraie attention aux contraintes alimentaires
Autre point important : les préparations sont annoncées sans gluten et sans lactose. Si tu es concerné par ces contraintes, c’est un avantage réel, car il ne s’agit pas d’une adaptation bricolée à la dernière minute. Le concept a été pensé pour rester cohérent malgré ces exclusions.
Dans la pratique, il reste toujours recommandé de signaler tes allergies ou intolérances au moment de la réservation. Même dans une maison sérieuse, cette précaution évite les mauvaises surprises et permet à l’équipe d’anticiper correctement. Si tu rencontres souvent ce problème ailleurs, tu verras vite la différence quand la cuisine a été construite avec cette logique dès le départ.
Le rôle de Toshiro Fujii en cuisine
Si tu te demandes qui dirige réellement les fourneaux, la réponse est claire : Toshiro Fujii assure la cuisine au quotidien. Sang-Hoon Degeimbre reste impliqué dans le projet, mais il intervient surtout les lundis et mardis, quand son autre restaurant est fermé.
Ce fonctionnement est important à connaître, car il rassure sur la continuité du niveau d’exigence. Dans les faits, tu ne viens pas dans un lieu “piloté de loin” : le concept est structuré, l’identité est forte, et l’exécution repose sur une équipe clairement organisée.
Le vin, un complément discret mais sérieux
On oublie parfois qu’avant d’être chef, Sang-Hoon Degeimbre a aussi été un excellent sommelier. Et cela se ressent encore dans l’approche du vin. Même si la carte est courte, elle est construite avec soin, ce qui est souvent préférable à une sélection trop longue et confuse.
Concrètement, une carte resserrée aide à mieux guider le client et à mieux accompagner les bols. Si tu prends un accord mets-vins, tu peux vraiment gagner en cohérence sur l’ensemble du repas. C’est un détail qui change beaucoup l’expérience, surtout dans une adresse où la précision est déjà au cœur du concept.
Ce qu’il faut savoir avant de réserver
Si tu envisages d’aller chez SAN Bruxelles, garde en tête un point essentiel : le concept est simple, mais l’exigence reste gastronomique. Cela signifie que la facture peut grimper assez vite si tu ajoutes plusieurs bols, des boissons et d’éventuels extras. Dans la pratique, tu paies autant l’idée, la maîtrise technique et la qualité des produits que le volume servi.
Il faut aussi accepter le format. Un bol n’est pas forcément un “petit plat” : ici, il est conçu pour constituer une vraie expérience de repas. Si tu t’attends à une table très démonstrative ou à des portions massives, tu risques de mal lire le projet. En revanche, si tu recherches une cuisine claire, contemporaine et bien pensée, tu comprendras vite l’intérêt du lieu.
Les erreurs fréquentes à éviter
La première erreur consiste à juger le restaurant sur la seule apparence de sobriété. Une assiette minimaliste n’est pas une assiette facile à faire : au contraire, elle pardonne peu les approximations. La seconde erreur, c’est de croire qu’un bol équivaut à un repas léger. Ici, le format sert la lecture du plat, pas la réduction de l’ambition.
Autre piège courant : comparer SAN Bruxelles à un restaurant traditionnel sans tenir compte de son concept. Ce n’est pas le bon angle de lecture. Il faut plutôt se demander si tu apprécies une cuisine précise, saisonnière, sans surcharge et pensée pour le goût avant tout. Si la réponse est oui, l’adresse mérite clairement ta curiosité.
En conclusion
Un bol, quelques produits très bien choisis, une exécution précise : sur le papier, le concept peut sembler presque trop simple. Mais c’est souvent là que se trouve la vraie force d’un chef expérimenté. Quand tout est juste, il n’y a plus besoin d’en faire trop.
Si tu aimes les cuisines nettes, intelligentes et centrées sur le goût, SAN Bruxelles mérite clairement ton attention. Si tu préfères avant tout un repas spectaculaire et très abondant, tu risques en revanche de trouver le rapport quantité-prix un peu élevé. Dans tous les cas, c’est une adresse intéressante pour comprendre comment une grande signature gastronomique peut se réinventer sans se trahir.
FAQ
Qui est Sang-Hoon Degeimbre ?
Sang-Hoon Degeimbre est un chef reconnu de la gastronomie belge. Il est notamment à l’origine d’Air du Temps et du collectif Génération W. Son travail est connu pour une cuisine précise, centrée sur le produit et la saison.
Qu’est-ce que SAN Bruxelles ?
SAN Bruxelles est un concept de restaurant imaginé autour de plats servis dans des bols. L’idée est de proposer une cuisine lisible, conviviale et technique à la fois. Le lieu transpose à Bruxelles l’univers culinaire développé par Sang-Hoon Degeimbre.
Combien de bols compose le menu ?
Le menu comprend 7 bols salés, dont 1 végétarien, ainsi que 2 bols sucrés pour le dessert. Des suggestions du moment peuvent aussi compléter l’offre. Dans la pratique, il faut compter au minimum 2 bols pour être rassasié.
Les plats sont-ils adaptés aux personnes intolérantes au gluten ou au lactose ?
Oui, les préparations sont annoncées sans gluten et sans lactose. C’est un vrai point fort si tu as des contraintes alimentaires. Il reste toutefois recommandé de signaler toute allergie au moment de réserver.
Le restaurant est-il toujours dirigé par Sang-Hoon Degeimbre ?
Oui, mais pas au quotidien. Sang-Hoon Degeimbre reste impliqué dans le projet, tandis que la cuisine est assurée par Toshiro Fujii. Le chef intervient surtout les lundis et mardis, quand son autre restaurant est fermé.

